Face à l’histoire : les églises de Lalibela

Par Aurélie K.

Lalibela est la ville sainte d’Éthiopie. C’est un haut lieu de pèlerinage pour les Chrétiens orthodoxes : en effet, ses onze églises monolithes sont d’une beauté et d’une signification exceptionnelles, autant pour les fidèles que les voyageurs de passage, le secret de leur construction restant un casse-tête pour les historiens. Ces édifices taillés dans la roche figurent parmi les plus grandes réalisations de l’architecture chrétienne, toutes époques confondues.
Lalibela et ses églises ont été classées patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO en 1978.

C’est à 8 heures que nous retrouvons notre guide face à la porte principale du site religieux. Nous sommes dimanche et la messe a commencé tôt ce matin. Une foule en blanc s’est immobilisée sur la grande place et écoute le prêtre qui s’adresse en guez et amharique aux fidèles. En Éthiopie, les messes sont très statiques : pas question de changer de place ou de se déplacer une fois la cérémonie débutée.

lal_priestNous déambulons en silence à travers la foule blanche qui s’est établie autour de la première église : Bete Medhane Alem (« la Maison du Sauveur du Monde »).

Notre guide entame son récit :

Lalibela a été établie au Xe siècle au début de la dynastie des Zagoué. Parmi les rois zagoué les plus illustres : le roi Lalibela (1190-1225). Une prédiction le destine à être l’un des plus grands rois du pays. Effrayé, son grand frère Gebre Maryam, redoutant qu’il ne prenne le pouvoir à sa place, orchestre une tentative d’empoisonnement. Le futur roi Lalibela tombe dans un profond sommeil de trois jours et trois nuits, durant lesquels des anges l’emmènent au paradis. C’est Dieu lui-même qui ordonne alors de bâtir les églises. A son réveil, les plans des églises en tête, le roi Lalibela décide donc d’entreprendre la création d’une « nouvelle Jérusalem » en Afrique : la ville sainte de Lalibela.

Le mystère quant à sa construction reste entier. En effet, les églises n’ont pas été édifiées de manière traditionnelle, mais creusées en blocs monolithiques. La roche, appelée tuf, est une roche rougeâtre généralement tendre, résultant de la consolidation de débris volcaniques. « Dans ces blocs, on a ensuite dégagé des portes, des fenêtres, des colonnes, différents étages, des toits, … Ce travail de titan a ensuite été complété par un vaste système de fossés de drainage, de tranchées et de passages pour les processions avec, parfois, des ouvertures vers des grottes d’ermites ou des catacombes. » UNESCO

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Elles sont toutes dressées au centre de puits de 7 m à 12 m de profondeur.

D’après le récit, les onze églises de Lalibela auraient été bâties en vingt-trois ans seulement, par le roi lui-même, aidé d’artisans, avec de simples outils. De jour, les hommes creusent la pierre ; de nuit, les anges poursuivent la tâche.
Les décorations intérieures sont superbes et retiennent notre attention un long moment.

lal_church

Nous grimpons ensuite au sommet des roches, afin de bénéficier d’une pleine vue sur les églises et le paysage.

Bete Giyorgis est l’église la plus connue et la plus célèbres des églises de Lalibela assurément ! C’est aussi la plus jeune. En forme de croix, ses murs sont épais afin de soutenir l’édifice : à l’intérieur, l’espace est réduit, peintures et représentations dédiées à Saint-Georges qui est représenté sur un cheval, tuant d’une lance le célèbre dragon.

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