Les groupements de femmes : partenaires essentiels de nos séjours

Outre l’aspect économique, l’activité de tourisme solidaire est à l’origine de nombreux apprentissages pour nos partenaires. En Éthiopie, le groupe de femmes qui participe à l’accueil de nos voyageurs s’organise et gère collectivement les bénéfices de l’activité. Elles participent aux réunions préparatoires avec les élus de la commune, les autorités. Nous espérons ainsi que leur place, de plus en plus affirmée dans ce projet de tourisme solidaire, entraîne une valorisation de leur statut et renforce leur position sociale et participation à la vie citoyenne.
Lisez cet échange entre Ehetnesh, Muluye et Yeshiwork, toutes trois fortement impliquées dans le projet :

–> Parlez-nous de votre travail sur le projet tourisme solidaire à Debre Tabor
Ehetnesh : je suis l’une des trois femmes responsables du projet avec Muluye et Kassa. Nous coordonnons le groupe lors de la venue du tour et assurons le bon déroulement des différentes activités au sein de la communauté. Adane, le guide local, me confie l’argent pour les déjeuners. 
Yeshiwork
 : je participe à la préparation des repas, en roulement avec les autres femmes. C’est l’occasion pour moi de cuisiner des plats de fête !
Muluye : je m’occupe de l’agencement de la maison des voyageurs et coordonne également les activités d’artisanat.

cuisineet–> Comment voyez-vous l’arrivée des voyageurs au sein de la communauté ?

Muluye : c’est toujours un plaisir de les recevoir. En région Amhara et dans toute l’Éthiopie, le respect et l’accueil des invités fait partie intégrante de la culture. La porte est toujours ouverte et le fermielo (four traditionnel en argile où est préparé le café) jamais éteint !

Ehetnesh : Ces gens viennent de loin pour comprendre et découvrir l’Éthiopie, je vois comme une chance la possibilité de les rencontrer et échanger.

–> Quel contact avez-vous créé avec les voyageurs ? Parlez-nous d’un souvenir en particulier
Ehetnesh : le contact a lieu pendant les déjeuners et la cérémonie du café. Difficile cependant d’échanger directement, la présence du guide francophone ou guide local est indispensable pour que français et amharique soient compris des deux côtés.
Yeshiwork : je me souviens du premier tour de janvier. Nous avions parlé de nos familles respectives avec un couple de voyageurs. J’avais emporté quelques photos de ma fille et ses enfants, et nous arrivions à nous comprendre.
Muluye : le contact est aussi important avec les enfants de la communauté.

familleet

–> Quels bénéfices pour la communauté ?
Yeshiwork : le plaisir d’échanger. Bien sûr, il y a la barrière de la langue mais petit à petit, au fur et à mesure des repas, nous connaissons mieux les voyageurs et sommes plus à l’aise. Ils sont très ouverts : curieux de goûter la cuisine locale, apprendre l’artisanat ou danser l’eskesta (la danse des épaules).
Ehetnesh : Chacune des femmes qui participe au projet est rémunérée. Un fonds collectif est placé sur un compte commun après chaque tour TDS depuis novembre. Nous trois sommes responsables de cet argent. Jusqu’à présent, il n’a pas été utilisé à des fins collectives. Nous avions pensé à améliorer les maisons, murs, toitures, ou les repeindre, mais le projet devra avant tout être validé par l’ensemble des femmes engagées dans le projet.

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